L'Arabie appelle depuis le Dialogue de Manama à sécuriser Hormuz et Bab al‑Mandeb ; la Syrie étudie l'adhésion à l'accord de La Mecque
Le vice‑ministre saoudien des Affaires étrangères Walid al‑Khuraiji a déclaré au Dialogue de Manama 2026 que la sécurité du royaume dépend de la stabilité de son environnement, appelant à une coopération internationale pour sécuriser la navigation en mer Rouge, dans les détroits de Bab al‑Mandeb et d'Hormuz. Le ministre syrien des Affaires étrangères a annoncé que Damas étudie l'adhésion à l'accord de défense de La Mecque.

L'Arabie saoudite a affirmé, ce samedi 31 octobre 2026, que sa sécurité est liée à la stabilité de son environnement régional, appelant à une coopération régionale et internationale pour sécuriser la navigation en mer Rouge et dans les détroits de Bab al‑Mandeb et d'Hormuz, lors d'un discours prononcé par le vice‑ministre des Affaires étrangères Walid al‑Khuraiji à la première séance plénière du Dialogue de Manama 2026, tenu dans la capitale bahreïnie.
Al‑Khuraiji a déclaré que la région traverse une phase délicate avec l'élargissement des foyers de conflit ces dernières années et l'aggravation des souffrances humanitaires, leurs répercussions s'étendant à la sécurité de la navigation, aux approvisionnements énergétiques et à l'économie mondiale. Il a insisté sur le fait que la réalisation du développement et de la prospérité exige une paix durable et des règlements qui traitent les causes des conflits et empêchent leur résurgence.
Capacités défensives et voie diplomatique
Il a expliqué que le royaume combine le renforcement de sa capacité à protéger sa sécurité et sa souveraineté conformément au droit international et l'intensification de l'action diplomatique, sur la base du respect de la souveraineté des États, du bon voisinage et de la non‑ingérence dans les affaires intérieures. Il a ajouté que Riyad poursuit ses efforts en coordination avec ses frères et partenaires pour réduire les tensions et régler les différends par des moyens pacifiques.
Il a indiqué que le royaume travaille à développer ses capacités de défense, à protéger ses infrastructures et installations vitales et à renforcer sa sécurité cybernétique, parallèlement à un approfondissement de la coordination du Conseil de coopération du Golfe et à l'élargissement de ses partenariats en matière de défense. Il a précisé que la visite du ministre saoudien de la Défense à Téhéran cette semaine visait à réduire les tensions, à soutenir la médiation qatarie et pakistanaise et à empêcher une reprise de l'escalade militaire.
Le Yémen et la navigation maritime
Al‑Khuraiji a réaffirmé le soutien du royaume au gouvernement yéménite et aux efforts visant à parvenir à un règlement politique global qui préserve l'unité et la sécurité du Yémen, exprimant la condamnation de Riyad pour la poursuite de l'escalade des Houthis contre le Yémen et son peuple ainsi que contre le royaume, en particulier les attaques contre des installations civiles et les menaces contre la sécurité de la navigation, avertissant que cela sape les efforts de détente et élargit le cercle du conflit.
Il a dit que la ciblage des navires commerciaux et la perturbation du commerce portent atteinte à la sécurité énergétique et alimentaire et aux intérêts des populations de la région et du monde, et que la sécurisation de la navigation en mer Rouge et dans les détroits de Bab al‑Mandeb et d'Hormuz est une responsabilité commune nécessitant une coopération régionale et internationale respectueuse du droit international. Il a aussi évoqué le soutien à la souveraineté de la Syrie, la concentration des armes entre les mains de l'État au Liban, l'arrêt des combats au Soudan sur la base du communiqué de Djeddah, la consolidation du cessez‑le‑feu à Gaza et la marche vers l'établissement d'un État palestinien sur les frontières de 1967.
Damas étudie l'adhésion à l'accord de La Mecque
Lors du même forum, le ministre syrien des Affaires étrangères Assad al‑Sheibani a annoncé qu'il y a actuellement des discussions en cours pour évaluer l'adhésion de la Syrie à l'accord de défense de La Mecque, qui regroupe l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, affirmant qu'aucun État de la région ne peut penser sa sécurité de manière isolée et que la sécurité du Golfe arabe fait partie de la sécurité régionale de la Syrie.
Al‑Sheibani a ajouté que son pays se tient aux côtés des États du Golfe et de leurs peuples face aux groupes armés transfrontaliers, précisant que les relations avec la Jordanie sont intégrées dans divers secteurs et que la troisième session du Conseil stratégique suprême entre les deux pays se tiendra le mois prochain.
Ont également pris part à la séance d'ouverture le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdel Aati, qui a averti que les prochains jours ou semaines seront décisifs et que toute nouvelle escalade avec l'Iran serait plus dangereuse et plus destructrice que la précédente.
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