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Le Japon durcit les conditions de résidence permanente et multiplie par 20 les frais de dossier

التحريرPublié: 2026-10-01 15:51 · 3 min de lecture

De nouvelles règles exigent des revenus supérieurs à la moyenne nationale et la maîtrise du japonais, et imposent des frais de 200 000 yens à partir de jeudi, avec une mise en œuvre progressive.

Le Japon durcit les conditions de résidence permanente et multiplie par 20 les frais de dossier

Le Japon a durci, jeudi, les conditions imposées aux étrangers souhaitant obtenir la résidence permanente, dans le cadre d'une ligne plus stricte adoptée par la Première ministre Sanae Takaichi.

Selon les nouvelles règles qui seront appliquées par étapes, il est demandé aux candidats de prouver que leur revenu annuel dépasse le revenu moyen du pays, en plus de démontrer une maîtrise du japonais.

Les demandeurs doivent également prouver leur «compréhension» des normes sociales et qu'ils épargnent pour la retraite.

Le coût du dépôt des demandes a été multiplié par 20, passant de 10 000 yens (63 dollars) à 200 000 yens (1 265 dollars), à compter de ce jeudi.

Les directives précédentes ne définissaient pas de seuils spécifiques en matière de revenus, de pensions de retraite ou de compétences linguistiques.

Avec le vieillissement de la population et la pénurie de main-d'œuvre dans plusieurs secteurs, un sentiment hostile aux étrangers s'est développé dans le pays, ce qui a poussé la Première ministre nationaliste Sanae Takaichi à appeler à une politique migratoire plus stricte.

Takaichi a écrit dans une longue publication : «Alors que le nombre de résidents étrangers au Japon augmente, le gouvernement reconnaît que certains citoyens éprouvent de l'inquiétude et un sentiment d'injustice», appelant à une «cohabitation organisée» avec les migrants.

Les programmes lancés pour attirer les travailleurs étrangers ont suscité l'inquiétude de l'opinion publique, et des sentiments hostiles aux migrants se sont propagés sur les réseaux sociaux, attisés par de fausses informations sur l'insécurité et les dépenses sociales.

Pourtant, plusieurs experts et dirigeants d'entreprises ont souligné que l'archipel a besoin d'accueillir davantage de main-d'œuvre étrangère pour assurer sa pérennité.

La question de la main-d'œuvre étrangère a été au cœur des élections de la chambre haute du Parlement japonais l'année dernière, avec la montée du parti «Sansetto» (Japon d'abord), qui qualifie l'immigration d'«invasion silencieuse».

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