الإطار التنسيقي يدرس إنشاء «مجلس قيادة الدولة» لمتابعة عمل الحكومة
إطار القوى الشيعية يناقش مقترحاً بتحويل تحالفه إلى قيادة سياسية دائمة عبر تشكيل «مجلس قيادة الدولة»، يتولى متابعة الحكومة عبر لجان متخصصة، فيما يراه محللون محاولة لتقليص هامش رئيس الوزراء ادة تشكيل موازين القوى داخل التحالف.

Le cadre de coordination rassemblant les forces chiites en Irak étudie une proposition visant à transformer son alliance politique d'une coalition lâche en une direction politique permanente ayant un avis direct sur les décisions du gouvernement, par la création d'un «Conseil de direction de l'État» proposé par le président du Conseil suprême islamique irakien Humam Hamoudi en août dernier.
La proposition prévoit que le Conseil suive le travail du gouvernement via des commissions spécialisées rattachées au cadre, en tant qu'organe interne distinct de la large coalition de gestion de l'État qui rassemble des forces chiites, kurdes et sunnites soutenant le gouvernement.
Bien qu'il n'existe pas de base constitutionnelle claire pour le Conseil proposé, une source politique proche du cadre a déclaré que «le Conseil pourrait se transformer progressivement en référence pour les décisions principales à Bagdad».
Des analystes estiment que la proposition représente une tentative possible de restreindre la marge de manœuvre du Premier ministre Ali al‑Zaidi, notamment après sa campagne de lutte contre la corruption et son appel à réserver les armes à l'État, deux mesures qui ont suscité l'inquiétude de certains dirigeants du cadre.
Selon ce schéma, le rôle du Premier ministre pourrait passer de faiseur de politiques à exécutant de décisions prises au sein du cadre, l'impact du Conseil proposé dépassant la personne d'Ali al‑Zaidi pour réorganiser les rapports de force au sein de l'alliance chiite elle-même.
Commentant la situation interne de l'alliance, Ihsan al‑Shammari, président du Centre de réflexion politique, a déclaré que l'alliance chiite fait face à une crise qu'elle ne reconnaît pas, dans un contexte de rivalités entre générations et d'intérêts divergents, et que le Conseil proposé pourrait offrir un cadre pour régler ces différends, maintenir le chef du courant national chiite Moqtada al‑Sadr en dehors du pouvoir et réguler la place des nouvelles forces au sein de l'alliance.
Pour sa part, Hamed al‑Sayyid, vice‑secrétaire général du courant national d'opposition «Al‑Khat al‑Watani», a estimé que la création du Conseil constitue une tentative de fermer la porte à tout retour possible du courant sadrist et de raviver l'idée de «majorité politique», en plus de restreindre la prise de décision au sein du cadre aux forces disposant d'un poids parlementaire.
Al‑Shammari a averti que le cadre ne se considère pas seulement comme la plus grande faction parlementaire habilitée à nommer le Premier ministre, mais comme le gouvernement à part entière, ce qui correspond à la position du chef de l'organisation Badr, Hadi al‑Amiri, selon laquelle les grandes décisions relatives au désarmement des factions doivent être des décisions collectives de la coalition au pouvoir et non des décisions du seul gouvernement.
La marge de manœuvre d'Ali al‑Zaidi semblait limitée depuis sa désignation au poste de Premier ministre en avril dernier comme compromis après le différend entre la candidature du chef de la coalition État de droit, Nouri al‑Maliki, et celle de l'ancien Premier ministre Mohammed Shia' al‑Sudani, bien que l'approbation américaine et une couverture judiciaire lui aient offert une certaine latitude lorsqu'il a pris ses fonctions en mai.
Mais sa campagne anti‑corruption, lancée fin juin sous le nom «Sulat al‑Fajr», a rencontré des objections de la part d'acteurs au sein du cadre, tandis qu'Al‑Shabandar a déclaré qu'Al‑Zaidi «a plus d'ennemis que d'alliés» à l'intérieur de l'alliance.
La marge de manœuvre a paru encore plus étroite sur la question des armes : après l'annonce d'Al‑Zaidi le 14 juillet selon laquelle aucun parti ne serait autorisé à porter des armes en dehors du cadre de l'État après le 30 septembre, des rapports du 25 août ont indiqué qu'une commission tripartite composée d'al‑Maliki, al‑Sudani et al‑Amiri négociait avec les factions au sujet de leurs armes.
Le 21 septembre, dans une interview, Al‑Zaidi a proposé un cessez‑les‑attaques des factions pendant 90 jours à compter du 30 septembre, suivi d'une remise des armes devant s'achever le 30 juin 2027, prolongeant ainsi le délai qu'il avait précédemment fixé de neuf mois.
Les réactions à la campagne anti‑corruption et le recul du calendrier de désarmement reflètent les limites du pouvoir détenu par Al‑Zaidi, tandis que la création d'un «Conseil de direction de l'État» chargé de suivre le gouvernement via les commissions du cadre transformerait ces limites en un mécanisme politique permanent.



